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Voici l’histoire de Laurianne, qui vit avec un TDAH

Voici l’histoire de Laurianne, qui vit avec un TDAH

Une histoire qui colore par le fait même le quotidien de sa famille.

Laurianne a 14 ans, des rêves et des projets plein la tête. Elle fait du cheerleading et participe à des compétitions. Elle adore aussi le patin et la musique. Elle est une enfant normale. Une enfant avec un TDAH, mais une enfant normale.

Quand Laurianne était bébé, tout allait bien. Elle était facile, souriante et agréable. Puis, vers 2 ans, ses parents ont remarqué qu’elle était très très active. Ses parents l’ont inscrite en gymnastique, mais encore là, elle était inépuisable malgré les heures et les heures à bouger. En plus, elle avait de la difficulté à écouter les consignes et avait besoin de constamment se les faire répéter plus individuellement.  Elle était toujours en mouvement, elle grimpait partout, faisait beaucoup de crises et n’était jamais fatiguée. Pour la calmer, on lui demandait de courir autour du gymnase. Épuisant, quand même! 

Quand survient la scolarisation

Puis, l’école a commencé. « C’est là que je me suis doutée que quelque chose n’allait pas. Les commentaires des enseignants, des gens autour de moi et ma constatation personnelle m’ont sonné une cloche », se rappelle Chantale, sa mère. Laurianne n’arrivait pas à se concentrer pour étudier. Quand sa mère lui demandait ses mots de vocabulaire, Laurianne pouvait changer de place et de position au moins deux fois à chaque mot. « Elle avait aussi une grande fatigue mentale. Elle gardait sa concentration le plus possible à l’école, mais rendue à la maison, elle était épuisée et ne voulait plus se concentrer pour étudier. Elle oubliait ses choses ou les perdait constamment. »

Un diagnostic qui aide

En deuxième année, la psychologue de l’école fait une évaluation et les résultats sont tombés : Laurianne avait un TDAH avec impulsivité et opposition. « Avant de le remettre les formulaires que j’avais remplis sur ma fille, je me doutais déjà du résultat. En fait, le contraire m’aurait même étonnée! », avoue Chantale.

Mais pas question pour la mère de se laisser abattre. « Bien sûr, j’étais triste de la situation, mais en même temps, j’étais bien contente d’avoir le diagnostic, car il permettait à son père et moi de mettre en branle tout ce qui était possible pour enfin l’aider. » Pour Laurianne, elle ne saisissait pas vraiment ce qu’elle avait.  

Donc, ses parents avec l’aide de divers spécialistes ont établi un plan pour l’aider. « À l’école, comme elle avait de la difficulté elle avait des plans d’interventions et un suivi en orthopédagogie aussi. Nous avons la chance d’avoir une médecin vraiment géniale, humaine et sensible qui a beaucoup d’influence sur Laurianne. Nous avons aussi vu une éducatrice spécialisée du CLSC qui venait à l’occasion pendant quelques mois, elle nous a aussi aidés à nous outiller. Dernièrement nous avons dû voir une psychologue afin de l’aider avec certains tics causés par l’anxiété. »

À chacun sa différence

Les défis de Laurianne ont changé au fil des années. Si au début, elle n’en faisait pas vraiment de cas et ne parlait pas de ce qu’elle vivait, elle a commencé, en sixième année,  à se trouver différente des autres. Comme si elle prenait davantage conscience qu’elle pouvait « déranger » parce qu’elle bouge beaucoup et qu’elle peut partir à rire sans raison sans être capable de s’arrêter par la suite.  « Nous avions beau lui expliquer qu’elle n’est pas plus différente que quelqu’un qui porte des lunettes et qu’il y en avait beaucoup d’autres enfants avec un TDAH dans sa classe, elle avait beaucoup et a encore aujourd’hui beaucoup de difficulté à accepter cette différence. Elle le surmonte de plus en plus, on parle beaucoup avec elle, elle réalise qu’elle n’est pas la seule et se sert de ses particularités pour les transformer en force. »

Une famille qui s’adapte

Mais les parents de Laurianne aussi ont dû changer. Chantale le dit : « Élever un enfant avec un TDAH et un enfant sans cette problématique est différent ». Elle comprend maintenant mieux sa fille et certains de ses comportements et ainsi, elle arrive mieux à les accepter.  Son frère et ses deux soeurs constatent que leur aînée est différente, mais ne comprennent pas toujours son impulsivité. « Nous essayons de leur expliquer du mieux que l’on peut pourquoi elle a certaines réactions plus explosives, mais ce que je trouve plus difficile c’est de voir les plus jeunes imiter les comportements de leur grande sœur qui sert de modèle. »

Une ado qui évolue

Il reste du chemin à parcourir. Comme tout le monde. Parce que Laurianne change, parce que la vie amène de nouveaux défis. Comme tout le monde. Mais elle change elle aussi. Elle s’efforce de s’accepter mieux comme elle est, même si elle déteste toujours autant prendre des médicaments alors que les autres n’en prennent pas. C’est une ado. Une ado qui veut être comme les autres.

Sa mère n’a qu’un souhait pour sa belle grande fille « Je lui souhaite de s’accepter comme elle est. C’est une fille dynamique, drôle et remplie de belles qualités. Je veux qu’elle apprenne à vivre pour elle et non pour les autres et qu’elle continue d’être un rayon de soleil dans nos vies comme elle l’est depuis 14 ans. »

Suzy Wong
Zéro Zizanie
La Boîte à Livres Éditions

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