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Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité TDA/H

Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité TDA/H

Touchant près de 5 à 7% des enfants et adolescents dans le monde (1), l’hyperactivité déchaine les passions en France.

Il s’agit d’un trouble pourtant bien connu et dont les toutes premières descriptions remontent à la fin du XIXème siècle. L’un des premiers médecin à s’y être intéressé est un Français : le Docteur Bourneville (1897).

Les symptômes de l’hyperactivité sont clairement décrits depuis longtemps, le diagnostic codifié et le traitement bien connu. Bref, les médecins qui disent que ce trouble n’existe pas ont du sauter quelques chapitres…

Ce trouble est constitué de trois types de symptômes :

  • Les difficultés attentionnelles: le terme est mal choisi car on devrait en fait parler de dysfonctionnement attentionnel. L’attention est une sorte de pilote automatique qui reçoit, analyse et filtre les stimuli environnementaux afin de permettre à une personne de rester focalisée sur la tâche qu’elle est en train d’accomplir. Lorsque l’attention dysfonctionne on est distrait par son environnement en permanence.
  • L’agitation: motrice et/ou psychique. L’agitation motrice est très variable en intensité et dans le temps, souvent absente chez la jeune fille, il est dommage que les médias entretiennent l’image d’un hyperactif grimpant aux rideaux et courant dans toutes les directions dans une boucle infinie.

Le diagnostic de trouble déficit de l’attention est envisagé en présence de symptômes qui sont persistants à l’école et en dehors de toute activité scolaire. Ces symptômes sont présents de manière anormalement fréquentes et entravent le quotidien.

Les différents types de TDA/H

 Il existe différentes formes d’expression de ce trouble :

  • Les formes inattentives, les signes de distraction et de distractibilité (difficultés à soutenir son attention, oublis d’affaires à l’école ou à la maison, fautes d’étourderies dans le travail scolaire…) sont au premier plan.
  • Les formes impulsives, les signes d’impulsivité cogntive et d’impulsivité comportementale sont au premier plan avec l’agitation, qu’elle soit motrice (difficulté à rester assis en classe ou pendant les repas, bougeotte) ou psychique (bousculement des idées, difficultés à faire le vide dans sa tête au moment du coucher…)
  • Les formes mixtes associent les trois types de symptômes. 

La forme à agitation prédominante fait les choux gras des médias et entretient l’idée fausse que lorsque nous traitons un enfant présentant un TDA/H l’agitation est la cible thérapeutique. Or, c’est le dysfonctionnement attentionnel qui est la cible du traitement chez ces jeunes. Quelle grave erreur que de croire que les psychiatres cherchent à « normaliser » ou à vouloir que les enfants restent sages pour aller à l’école. Le but du médecin est de soulager la souffrance psychique et d’améliorer la qualité de vie de ses patients. 

Références
(1) Polanczyk G, Silva de Lima M, Lessa Horta B et al. The worldwide prevalence of ADHD: a systematic review and metaregression analysis. Am J Psychiatry 2007 164: 942-8

Source
http://hyperactiviteparis.com

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