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L’incidence scolaire des troubles anxieux chez les jeunes

L’incidence scolaire des troubles anxieux chez les jeunes

L’incidence scolaire des troubles anxieux chez l’adolescent

Les enquêtes épidémiologiques de la Direction de la santé publique démontrent que les troubles anxieux affectent près de 10 % des enfants et des adolescents, au Québec. Ce chiffre est loin d’être banal puisque les troubles anxieux peuvent entraîner le décrochage scolaire ou une diminution importante des résultats scolaires, de la fatigue excessive, une perte de motivation à poursuivre ses études ou à entreprendre une carrière. À long terme, un jeune anxieux qui ne reçoit pas le support nécessaire  risque de développer des difficultés à trouver un emploi et pourrait être plus susceptible de développer  d’autres problèmes de santé mentale, comme la dépression.

Les différentes manifestations de l’anxiété

L’anxiété est une émotion normale vécue par une majorité d’enfants et  d’adolescents qui ressentiront, à un moment ou à un autre, des maux de ventre, des maux de cœur, des maux de tête ou de l’insomnie face à une situation stressante. L’anxiété devient pathologique si elle persiste dans le temps (entre 4 à 6 semaines) ou qu’elle affecte la qualité de vie et le fonctionnement quotidien (perte de conscience, perte de poids excessive, etc.)

Voici les principales problématiques rencontrées chez les adolescents et quelques exemples de leur manifestation :

Anxiété de performance (parfois appelée la « phobie scolaire »)

  • Attaque de panique au moment de partir à l’école ;
  • Vomissements, vertiges à proximité de l’école ;
  • Objectifs irréalistes par rapport à ses résultats scolaires (une note de 80% est perçue comme un échec si l’objectif était d’atteindre 100%) ;
  • Incapacité à admettre l’échec, le jeune préfère ne pas faire l’examen que d’échouer ;
  • Explication de ses craintes de l’école par la victimisation (les professeurs ne m’aiment pas, les autres élèves se moquent de moi) ;
  • Paroles de supplication de rester à la maison ;
  • Menaces (fuguer si on l’oblige à aller à l’école, se suicider).

Troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie, hyperphagie)

  • Amaigrissement rapide ;
  • Anxiété et crises d’angoisse ;
  • Repli sur soi ;
  • Perturbation du sommeil ;
  • Changements émotionnels ;
  • Hyperactivité ;
  • Préoccupations alimentaires ;
  • Humeur dépressive et irritabilité ;
  • Difficulté à se concentrer ;
  • Diminution des résultats scolaires et perte d’intérêt envers l’école ;
  • Arythmie ;
  • Anémie.

Troubles d’anxiété généralisée (TAG)

  • Agitation ou sensation d’être à bout ;
  • Fatigabilité ;
  • Difficulté de concentration et trous de mémoire ;
  • Irritabilité ;
  • Tensions musculaires ;
  • Trouble du sommeil ;
  • Pensées que des choses catastrophiques vont se produire.

Trouble obsessionnel compulsif (TOC)

  • Habitudes incontrôlables (ronger ses ongles, s’arracher des peaux) ;
  • Trichotillomanie (s’arracher les cheveux, les poils, les sourcils) ;
  • Des tics nerveux, des comportements répétitifs et quotidiens ;
  • Habitudes et rituels (souci excessif de propreté, besoin que tout soit placé d’une certaine façon, compter, répéter les mêmes gestes dans le même ordre) ;
  • Peurs déraisonnables qui entraînent un comportement obsessionnel (peur de perdre le contrôle, peur d’être attaqué).

L’impact scolaire de l’anxiété

Socialiser avec d’autres jeunes, être évalué, devoir parler devant la classe, se mesurer aux autres, vivre la pression de la réussite, souhaiter plaire, les enjeux de l’école sont multiples et sont souvent eux-mêmes une grande source d’anxiété pour les adolescents ou les enfants.

Qu’ils soient causés ou non par l’école, les troubles anxieux sont directement liés au décrochage scolaire puisqu’ils sont la cause d’échecs scolaires à répétition. De là s’ensuivent une dévalorisation et une démotivation pour le jeune à poursuivre des études. Selon la Fondation des maladies mentales, « lorsqu’un élève se sent déprimé à cause de sa performance scolaire, la probabilité qu’il abandonne l’école est de 33 % ». Certains jeunes qui vivent de l’anxiété de performance préfèrent abandonner l’école plutôt que d’être confrontés à l’échec.

Le suivi psychologique pour un jeune anxieux

Un suivi psychologique est le meilleur outil pour aider l’adolescent aux prises avec un trouble anxieux. Les bienfaits d’une thérapie cognitivo-comportementale, combinée ou non à de la médicamentation, sont d’ailleurs prouvés. Avec l’aide du psychologue, l’adolescent apprendra à reconnaître les pensées qui provoquent son anxiété, puis à évaluer leur validité. Il reconnaîtra les signes et les symptômes de son anxiété et apprendra à maîtriser ses craintes grâce à des outils. Par exemple, il apprendra à calmer sa respiration, il sera en mesure de visualiser positivement une situation ou développera des techniques d’étude et de préparation aux examens qui le sécuriseront.

Si vous soupçonnez votre adolescent d’être aux prises avec un trouble anxieux, ne tardez pas à consulter. L’équipe de psychologues de Serespro possède une grande expertise dans le traitement de la clientèle adolescente, notamment pour la gestion du stress, la dépression, les troubles de l’alimentation, les troubles anxieux, les phobies ou les attaques de panique.

Un trouble anxieux ne se règlera pas de lui-même; plus on attend, plus il sera difficile de s’en sortir et plus l’impact scolaire sera grand. Apprendre à faire face à son anxiété dès le jeune âge est un cadeau pour le futur, car le jeune ne réagira plus de la même façon dans une situation stressante, même à l’âge adulte. Si votre adolescent vous inquiète, communiquez avec nous pour une évaluation.

Julie Ménard
Enseignante
Source : Serespro

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