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Anxiété et parentalité : apaiser son volcan pour calmer celui de son enfant

Anxiété et parentalité : apaiser son volcan pour calmer celui de son enfant

« Grosse journée au travail, arrivée en tornade à la maison après la tournée école-garderie, souper à faire, bref, la routine… son frère vient à peine de se calmer parce qu’encore une fois j’ai refusé qu’il joue aux jeux vidéos, et voilà le plus jeune qui s’agite.  Encore une crise. Je n’en peux plus! J’ai tout essayé et pourtant ça recommence encore et encore. Ses cris me transpercent les tympans jusqu’au cerveau. Ses pleurs avivent cette boule au ventre qui ne me quitte plus. Chacun de ses coups me blesse le cœur un peu plus. Qu’est-ce qui est arrivé? On le dit si gentil à la garderie, qu’est-ce que j’ai encore fais de mal? Je suis une mauvaise mère… je dois vraiment être une piètre professionnelle, même pas capable d’y arriver avec mes propres enfants… STOP! Je regarde autour de moi et instinctivement mes mains se posent sur les coquilles insonorisantes… puis sur mon verre de vin (petite gâterie que je m’étais exceptionnellement autorisée).  Le temps d’un clic, mon amoureux a capté ce moment. »

petite-victoireSuite à la publication de cette photo sur les réseaux sociaux, il allait de soi que ce billet devait être rédigé et partagé. Pendant une crise de fiston, on la voit accoudé au comptoir de cuisine, coquilles recouvrant ses oreilles et coupe de vin à la main : un monde de zénitude pendant que le volcan fait des ravages autour d’elle.

Nous sommes des centaines de parents dans la même situation. Dans certaines familles, quelques diagnostics viennent éclairer certains comportements qui se manifestaient déjà… mais un diagnostic ne change pas le quotidien du jour au lendemain : il vient seulement nous pister pour trouver des solutions et utiliser des outils au jour le jour. Attention : pour qu’ils soient efficaces, il faut que tout le monde apprenne à les utiliser au bon moment. Tout le monde… même le parent qui lit ce texte, probablement à la recherche de la stratégie gagnante pour son enfant. Même nous mamans professionnelles qui dans ce flot d’émotions nécessitons un regard extérieur et objectif.

Lorsque le volcan éclate, il est souvent déjà trop tard. Il faut attendre qu’il termine son cycle. On peut l’apaiser, dévier la larve, mais on ne peut l’arrêter en un simple clic. Quel bon point de départ pour rappeler une des principales règles de gestion de crise. Vous la connaissez? On vous l’a surement répété plusieurs fois. Oui oui je sais, ce n’est pas toujours facile et même nous à la maison, il peut nous arriver de l’outre passer. Vous avez deviné?

Rester calme.

Cessez de parler, de donner des consignes. Cessez d’ajouter davantage d’information à la file d’attente en traitement dans le cerveau de votre enfant. Un rappel visuel, un parent en contrôle devrait suffire. Facile à dire… maintenant faut le faire.

Mal de cette ère, passage obligé, société en déclinaison ou simplement sommes-nous plus humain que nous ne l’avons jamais été? Tout le monde éprouve un jour ou l’autre de l’anxiété. Les troubles anxieux toucheraient au moins 10% de la population au Québec[1]. Lorsque parentalité rime avec anxiété, et que s’ajoute les défis quotidiens de troubles neurodéveloppementaux (entre autre), il devient essentiel de mettre en application cette règle : gardez votre calme.

Saviez-vous qu’en utilisant les mêmes outils que votre enfant pour réguler vos émotions :

  • Vous donnez des modèles opportuns d’utilisation ;
  • Vous donnez des moments différents pour les utiliser ;
  • Vous donnez des exemples visuels des différentes émotions pouvant se réguler ;
  • L’enfant peut se mettre dans votre position l’espace d’un moment ;
  • mais surtout… vous demeurez calme!

Quels sont ces outils qui peuvent vous permettre de demeurer zen dans le chaos?

Les balles tactiles, les coquilles anti-bruit, les trucs à mâchouiller, les animaux/couvertures pesantes, les respirations, le coin calme, les thermomètres de la colère et de l’anxiété… ce n’est pas seulement aidant pour les enfants. À chacun son thermomètre, à chacun sa boîte à outils.  Une pièce calme pour maman, un dessous d’escalier aménagé pour papa, une petite tente pour fiston, un coin lecture pour l’ado et un dessous de lit pour le chat! Il n’y a pas de limite à votre créativité.

Et vous, quelles sont vos stratégies pour garder votre calme?

Stéphanie Lemieux
Mère d’un jeune autiste
Grandir Autrement

[1] http://sante.gouv.qc.ca

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